Depuis plusieurs semaines, des lycéen·nes se mobilisent. Cette mobilisation exprime des inquiétudes profondes et légitimes face à l’avenir, aux conditions d’études, aux inégalités et aux difficultés rencontrées par une partie croissante de la jeunesse.
Pour l’UNSA, cette parole doit être entendue. Les jeunes ont toute leur place dans le débat public. Ils doivent pouvoir exprimer leurs attentes, leurs désaccords et leurs revendications, se réunir et manifester dans des conditions garantissant leur sécurité.
Il serait dangereux de réduire cette mobilisation aux seuls incidents qui peuvent l’accompagner. La colère exprimée par une partie de la jeunesse ne peut être ignorée, caricaturée ou disqualifiée. Elle doit au contraire conduire les pouvoirs publics à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les lycéen·nes et les étudiant·es et, plus largement, au sentiment d’incertitude qui traverse aujourd’hui une partie de la jeunesse.
Dans le même temps, l’UNSA condamne toutes les formes de violence ou de dégradation. Les établissements scolaires doivent rester des lieux où chacun peut étudier, travailler et exercer ses missions en sécurité et les personnels doivent pouvoir bénéficier de la protection nécessaire.
À la colère, il faut répondre par le dialogue. Aux inquiétudes, par des perspectives. Aux difficultés vécues par les jeunes, par des politiques publiques à la hauteur des enjeux.
Ainsi, l’UNSA soutient les revendications lycéennes et leurs mobilisations, sans violence et dans le respect des biens et des personnes, gage de la réussite du mouvement.
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