Crédit image : magnific
Le gouvernement prévoit un prélèvement de 2,1 milliards d’euros sur les recettes de l’Unédic pour 2027. Pour l’UNSA, ces ponctions sont inadmissibles.
Dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, l’exécutif veut une nouvelle fois capter une partie des recettes de l’Unédic. Après avoir déjà ponctionné 12,05 milliards d’euros entre 2023 et 2026, il projette de s’octroyer 2,1 milliards d’euros supplémentaires en 2027.
L’Unédic au régime sec à cause de l’État
Prévu par l’article 49 du PLF 2027, ce prélèvement passe par une minoration du montant de TVA transféré à l’Unédic compensant les exonérations de cotisations sociales patronales. Elle doit servir au financement des politiques visant le plein emploi.
Ces 2,1 milliards d’euros correspondent exactement aux excédents prévus du régime d’assurance chômage pour l’année prochaine. Les prélèvements sur les recettes de l’Unédic l’ont empêché de réaliser des excédents en 2024 et 2025. De surcroît, le budget pourrait être déficitaire de 2,3 milliards d’euros en 2026 en raison d’une ponction de l’État de 4,1 milliards d’euros.
Des réformes qui ont sévèrement restreint l’indemnisation du chômage
L’assurance chômage a connu plusieurs réformes ces dernières années. Celles décidées par le gouvernement en 2019 et 2023 et celles pour lesquelles l’exécutif a forcé la main aux partenaires sociaux en 2025 et 2026. Elles ont considérablement écorné les droits des demandeur·euses d’emploi avec pour justification la dégradation de la situation financière de l’assurance chômage. L’État décide donc volontairement de dégrader encore davantage cette situation en s’accaparant une partie des recettes de l’Unédic. Et il demande ensuite au régime de faire des économies sur le dos des demandeur·euses d’emplois en diminuantleurs droits.
Le désendettement de l’Unédic bloqué par les ponctions de l’État
La dette du régime d’assurance chômage a bondi depuis la crise Covid-19, notamment en raison de mesures exceptionnelles décidées par l’État (activité partielle…). Elle atteindrait 61,5 milliards d’euros en 2026. Sans les prélèvements opérés par l’exécutif, elle serait inférieure à 50 milliards d’euros.
Pour l’UNSA, le gouvernement doit renoncer à soutirer à nouveau une partie des recettes de l’Unédic. Elles doivent viser d’abord l’indemnisation du chômage, surtout dans un contexte d’aggravation du nombre de chômeur·euses. De plus, les excédents permettront, d’une part de contribuer au désendettement du régime d’assurance chômage et d’autre part, de dégager des marges de manœuvre supplémentaires pour l’indemnisation des demandeur·euses d’emploi.
The post Recettes de l’Unédic : une nouvelle ponction inacceptable appeared first on UNSA.